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Chroniques culturelles bas-laurentiennes

Une veillée au Paradis

Par labaratteculturelle | Le 15/12/2018 | Dans Christian Mc Nicoll

 

Les cieux se sont ouverts ce samedi 8 décembre pour faire place à une gastronomie vocalauditive de première qualité. C’est dans le décor connu du Paradis, habillées de façon tellement kitch comme nos aïeux savaient si bien le faire dans les années 60, que Les Matantes à bouche nous ont fait l’honneur de leur art. Elles n’ont concocté rien de moins qu’un repas sept services dans de la belle vaisselle ornée d’or pur. Bouche bée, oreilles remplies, le cœur ouvert dans le tapis, j’ai dévoré dans la joie chacune des pièces du menu.
Ça goûtait bon comme chacune des bouchées d’un tiramisu bien tempéré.

LesMatantesABouche_creditMathieuGosselincrédit photo : Mathieu Gosselin


Je les ai vues la première fois sur scène lors de la veillée de la Sainte-Catherine au Paradis entre deux sets de La Marée Montante en 2015. Déjà vendu à leur art, agréablement satisfait de les découvrir, elles ont laissé une place agréable dans ma mémoire grâce à leur répertoire traditionnel du Québec, agrémenté de certaines allures grivoises de temps en temps, ainsi que d’autres venues d’ailleurs dans le monde.

La parole des hommes ... de ceux que l'on entend peu

Par labaratteculturelle | Le 13/12/2018 | Dans Stéphanie Beaudoin

 

Demain, le vendredi 14 décembre, vous aurez la chance d’assister gratuitement à la présentation publique de Foreman, un spectacle « en construction » qui viendra de terminer une semaine de travail intense, de sueur et de peaufinage au Théâtre du Bic.

C’est en effet lundi dernier, qu’à grands coups de scènes physiques quelque peu épuisantes, l’équipe de Foreman a plongé dans une autre étape de son cheminement de création. Celui-ci avait débuté par un jalon d’importance : la présentation du travail amorcé (encore « laboratoiresque ») lors des Chantiers / constructions artistiques à Premier Acte, pendant le Carrefour international de théâtre de Québec. Le cheminement de création culminera par un autre laboratoire et des représentations au Théâtre Périscope de Québec, en avril 2019.

Foreman (crédit Marc Lepage)crédit photo : Marc Lepage


J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer toute l’équipe cette semaine, et de m’entretenir plus particulièrement avec Charles Fournier, idéateur du spectacle, Vincent Roy, interprète et concepteur sonore ainsi qu’Olivier Arteau, qui en a élaboré la mise en scène avec sa partenaire Marie-Hélène Gendreau.

Philippe Brach, unique et extravagant

Par labaratteculturelle | Le 03/12/2018 | Dans Clarisse Bériault

 

Mercredi 28 novembre 2018 avait lieu à la salle Desjardins-Telus de Rimouski le spectacle de l’inimitable et légèrement (ok, plutôt) déjanté Philippe Brach.  L’auteur-compositeur qui nous avait donné Portrait de famine ainsi que La foire et l’ordre nous présentait maintenant son dernier album, Le silence des troupeaux.


Un départ en force pour ce show que je savais très attendu (surtout par moi, je l’avoue) avec une des pièces phares du plus récent opus, La peur est avalanche.  Brach, nu-bas sur scène, vêtu d’une de ses classiques tuniques pakistanaises et portant un masque de lutteur mexicain, était fidèle à lui-même. Beau mélange d’absurde, de plaisir et d’autodérision.

Le baptême de la petite : les principes et la soupe qui « r’volent »

Par labaratteculturelle | Le 27/07/2018 | Dans Stéphanie Beaudoin

 

Cet été, le Théâtre du Bic nous présente une comédie pour quatre actrices et acteurs sous les signes de la discussion, des haussements de ton (c'est un euphémisme !), des remises en question et des ouvertures aux réflexions sur la famille, la parentalité, les traditions et la religion, entre autres. De l'auteure qui nous avait offert Le cas Joé Ferguson, porté à la scène au Bic à l'été 2016, Le baptême de la petite nous expose aussi à un noeud que l'on souhaite défaire, pour le bien de toutes et tous.

Le baptême de la petite | crédit : Suzane O'Neillcrédit photo : Suzane O'Neill


Si la pièce d’il y a deux ans portait sur la lourdeur du silence et se déroulait notamment dans le lieu inhabituel du colombarium, la comédie estivale nous offre des repères plus familiers, tels que les lieux quotidiens de l’intérieur d’une maison et les incompréhensions entre membres d’une même famille. Avec un décor en partie modulaire, présentant d’intéressantes surprises, il nous est facile d’accompagner l’intrigue dans ces lieux communs de nos demeures; ces lieux refuge, à l’abri des regards, ou bien ceux où l’on se « met en scène » pour la « visite ».

Le spectacle Ailleurs si on y est au Théâtre du Bic le 2-3 mars

Par labaratteculturelle | Le 26/02/2018 | Dans Thomas Gaudet-Asselin

L’année 2018 aura commencé en force pour les artistes locaux au Théâtre du Bic. Après le spectacle La Face cachée de la lune et autres clairs obscurs, c’est au tour du collectif d’artistes rimouskois composé des interprètes Stéphanie Beaudoin et Élisabeth Naud, de la metteure en scène Nadia Gagné, du vidéaste et technicien Marc Lepage et du directeur musical Thomas Gaudet-Asselin de présenter leur première création en tant que collectif, la pièce Ailleurs si on y est.

Ailleurs si on y est | crédit : Marc Lepage

crédit photo : Marc Lepage


À l’origine, une histoire de mouvement, de déplacements. Des questionnements sur le territoire, une envie de partir, de découvrir le monde. Un désir de s’inscrire dans la mouvance de l’ère globalisée, d’aller à la rencontre de l’autre, pour en revenir changé. S’attacher à un concept de la liberté qui se retrouve dans la pluralité des choix et du désir d’y goûter chaque opportunité. Se rendre compte que dans notre contexte, la bougeotte est valorisée, et l’ouverture sur le monde telle qu’on la conçoit reste un privilège. Mais Ailleurs si on y est, c’est aussi le désir de l’arbre, celui de l’enracinement. L’ambivalence entre l’acceptation de ce que nous sommes devenus et le regret de ce que nous aurions pu être; le besoin de se fondre dans son milieu et celui d'y construire une vie nouvelle.

Le fils d’Adrien et sa P.artition B.lanche ; comme une symphonie d’entraide et d’empathie pour 6 corps dansants

Par labaratteculturelle | Le 01/02/2018 | Dans Stéphanie Beaudoin

 

J’écrivais la semaine dernière pour présenter un spectacle qui se voulait une jambette au cynisme ambiant. J’écris cette semaine pour présenter un autre spectacle, qui lui, fait le pari de nous toucher, en nous entraînant dans une réflexion sur l’apaisement, la bonté et le don de soi. Serait-ce une alliance pour apporter lumière en ce début de fin d’hiver ?
 

Le Fils d'Adrien danse : P.artition B.lanche (crédit Harold Rhéaume)crédit photo : Harold Rhéaume


J’en serais surprise, mais il y a certainement là de quoi s’abreuver à des imaginaires « qui font du bien  » , si c’est ce que vous cherchez, bien sûr ! Alors permettez-moi de vous suggérer un p’tit remontant, si besoin il y a, un remède tout indiqué : une bonne dose de corps qui bougent, qui résonnent, qui s’écoutent. Venez donc faire le vide et le plein à la fois, ce vendredi, avec P.artition B.lanche, au Théâtre du Bic !

Calendrier culturel

Depuis décembre 2017, Le Girafe et La baratte culturelle agissent comme partenaire principal du calendrier culturel de Culture Bas-Saint-Laurent ... on vous invite à aller y jeter un coup d'oeil, vous allez voir qu'il y en a des choses qui se passent dans notre belle région !

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