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Chroniques culturelles bas-laurentiennes

Manoir d'Éros II - Les sens au centre d'un parcours théâtral immersif

Par labaratteculturelle | Le 01/03/2019 | Dans Maude Gamache-Bastille

 

Cette année encore, la troupe Cent Mille Lieux a su réchauffer l’hiver. Pendant deux jours, elle s’est approprié les trois étages du Manoir St-André à Saint-André-de-Kamouraska pour en faire un lieu où les cinq (ou six !) sens étaient à l’honneur.

 

JHA_ManoirDEros_CorpsPhoniquecrédit photo : JHA photographie


Au rez-de-chaussée, tout près du foyer, les visiteurs et visiteuses peuvent écouter la performance de musiciens live. Sur les murs, des photos osées sur lesquelles on peut dessiner intriguent d’emblée. Le visiteur novice a raison de se demander ce qui l’attend de l’autre côté de la ribambelle de soutiens-gorges qui tient lieu de rideau...

Concert de solitudes pour public en émoi

Par labaratteculturelle | Le 21/02/2019 | Dans Stéphanie Beaudoin

 

On ne parle peut-être pas assez souvent de comment il peut être savoureux de laisser couler les années. De sentir le temps passer et de refaire le point, de s'émerveiller devant les distorsions subtiles ou grossières de nos idées sur les choses.
 

Vacarmessolitudes1_creditraymondbeaudrycrédit photo : Raymond Beaudry


Le travail qui a mené à Vacarme des solitudes a débuté il y a près de huit ans, quand des artistes ont voulu partager des moments sombres de leur vie pour en extraire les jus sous forme de monologues. Avec le recul sur ces événements, une autre vision des choses s’est subrepticement glissée dans la moelle de l’œuvre. Pour reprendre les mots de
Frédéric Boivin, metteur en scène, « plus on le travaille (le spectacle), plus on réalise que c’est pas un spectacle noir sur les traumatismes, mais un spectacle de lumière sur la prise en charge des traumatismes ». Les artistes-auteurs des monologues autobiographiques se trouvent maintenant les deux pieds (et tout le reste évidemment) dans la résilience; les traumatismes ont été digérés.

L’Homme éléphant ou la quête de la normalité

Par labaratteculturelle | Le 29/01/2019 | Dans Jean-Christof Cloutier-Ross

 

En tournée jusqu’au 16 mars, le Théâtre du Rideau Vert présente L’Homme éléphant, une pièce de Bernard Pomerance, traduite et mise en scène par Jean Leclerc. C’est une histoire touchante, tragique, mais surtout, vraie. La troupe était de passage à Rimouski le 24 janvier.

Hommeelephant3_credityvancouillardcrédit photo : Yvan Couillard


Dès l’ouverture des rideaux, on se retrouve transportés dans une Angleterre du 19e siècle qui peut être capable du meilleur, comme du pire. Joseph Merrick (interprété par
Éric Paulhus), surnommé l’Homme éléphant, est alors un phénomène de foire, effrayant les badauds avec son corps déformé. Le docteur Treves (joué par Hubert Proulx) le sort de cette constante humiliation et lui offre l’asile. Pour lui, c’est une occasion de faire avancer la science. Pour Merrick, c’est une porte vers la normalité.

Une veillée au Paradis

Par labaratteculturelle | Le 15/12/2018 | Dans Christian Mc Nicoll

 

Les cieux se sont ouverts ce samedi 8 décembre pour faire place à une gastronomie vocalauditive de première qualité. C’est dans le décor connu du Paradis, habillées de façon tellement kitch comme nos aïeux savaient si bien le faire dans les années 60, que Les Matantes à bouche nous ont fait l’honneur de leur art. Elles n’ont concocté rien de moins qu’un repas sept services dans de la belle vaisselle ornée d’or pur. Bouche bée, oreilles remplies, le cœur ouvert dans le tapis, j’ai dévoré dans la joie chacune des pièces du menu.
Ça goûtait bon comme chacune des bouchées d’un tiramisu bien tempéré.

LesMatantesABouche_creditMathieuGosselincrédit photo : Mathieu Gosselin


Je les ai vues la première fois sur scène lors de la veillée de la Sainte-Catherine au Paradis entre deux sets de La Marée Montante en 2015. Déjà vendu à leur art, agréablement satisfait de les découvrir, elles ont laissé une place agréable dans ma mémoire grâce à leur répertoire traditionnel du Québec, agrémenté de certaines allures grivoises de temps en temps, ainsi que d’autres venues d’ailleurs dans le monde.

La parole des hommes ... de ceux que l'on entend peu

Par labaratteculturelle | Le 13/12/2018 | Dans Stéphanie Beaudoin

 

Demain, le vendredi 14 décembre, vous aurez la chance d’assister gratuitement à la présentation publique de Foreman, un spectacle « en construction » qui viendra de terminer une semaine de travail intense, de sueur et de peaufinage au Théâtre du Bic.

C’est en effet lundi dernier, qu’à grands coups de scènes physiques quelque peu épuisantes, l’équipe de Foreman a plongé dans une autre étape de son cheminement de création. Celui-ci avait débuté par un jalon d’importance : la présentation du travail amorcé (encore « laboratoiresque ») lors des Chantiers / constructions artistiques à Premier Acte, pendant le Carrefour international de théâtre de Québec. Le cheminement de création culminera par un autre laboratoire et des représentations au Théâtre Périscope de Québec, en avril 2019.

Foreman (crédit Marc Lepage)crédit photo : Marc Lepage


J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer toute l’équipe cette semaine, et de m’entretenir plus particulièrement avec Charles Fournier, idéateur du spectacle, Vincent Roy, interprète et concepteur sonore ainsi qu’Olivier Arteau, qui en a élaboré la mise en scène avec sa partenaire Marie-Hélène Gendreau.

Philippe Brach, unique et extravagant

Par labaratteculturelle | Le 03/12/2018 | Dans Clarisse Bériault

 

Mercredi 28 novembre 2018 avait lieu à la salle Desjardins-Telus de Rimouski le spectacle de l’inimitable et légèrement (ok, plutôt) déjanté Philippe Brach.  L’auteur-compositeur qui nous avait donné Portrait de famine ainsi que La foire et l’ordre nous présentait maintenant son dernier album, Le silence des troupeaux.


Un départ en force pour ce show que je savais très attendu (surtout par moi, je l’avoue) avec une des pièces phares du plus récent opus, La peur est avalanche.  Brach, nu-bas sur scène, vêtu d’une de ses classiques tuniques pakistanaises et portant un masque de lutteur mexicain, était fidèle à lui-même. Beau mélange d’absurde, de plaisir et d’autodérision.

Calendrier culturel

Depuis décembre 2017, Le Girafe et La baratte culturelle agissent comme partenaire principal du calendrier culturel de Culture Bas-Saint-Laurent ... on vous invite à aller y jeter un coup d'oeil, vous allez voir qu'il y en a des choses qui se passent dans notre belle région !

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