Voir de haut, voir l'ensemble

Aujourd'hui au Bas-Saint-Laurent

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Du haut de son long cou, Le Girafe vous offre une vue d'ensemble

Dernières chroniques du Girafe

Le spectacle Ailleurs si on y est au Théâtre du Bic le 2-3 mars

Par labaratteculturelle | Le 26/02/2018 | Dans Thomas Gaudet-Asselin

 

Ailleurs medium

crédit photo : Marc Lepage

L’année 2018 aura commencé en force pour les artistes locaux au Théâtre du Bic. Après le spectacle La Face cachée de la lune et autres clairs obscurs, c’est autour du collectif d’artistes rimouskois composé des interprètes Stéphanie Beaudoin et Élisabeth Naud, de la metteure en scène Nadia Gagné, du vidéaste et technicien Marc Lepage et du directeur musical Thomas Gaudet-Asselin de présenter leur première création en tant que collectif, la pièce Ailleurs si on y est.


À l’origine, une histoire de mouvement, de déplacement. Des questionnements sur le territoire, une envie de partir, de découvrir le monde. Un désir de s’inscrire dans la mouvance de l’ère globalisée, d’aller à la rencontre de l’autre, pour en revenir changé. S’attacher à un concept de la liberté qui se retrouve dans la pluralité des choix et du désir d’y goûter chaque opportunité. Se rendre compte que dans notre contexte, la bougeotte est valorisée, et l’ouverture sur le monde telle qu’on la conçoit reste un privilège. Mais Ailleurs si on y est, c’est aussi le désir de l’arbre, celui de l’enracinement. L’ambivalence entre l’acceptation de ce que nous sommes devenus et le regret de ce que nous aurions pu être; le besoin de se fondre dans son milieu et celui d'y construire une vie nouvelle.

La démarche de création du groupe s’est déroulée sur plusieurs phases, toutes teintées d’une ambiance et d’un rythme différents. D’abord, deux des membres ont pu profiter d’une résidence artistique au Projet Rioux durant l’été 2017 pour débuter les recherches et l’approche avec le public, en explorant danse et projections.

Puis, comme l’ambition du collectif était depuis le départ de créer un projet artistique multidisciplinaire à caractère social, les membres ont organisé des ateliers dans lesquels des participants(es) volontaires ont répondu en mouvement à des thématiques clés de la démarche : partir, rester ainsi que l’ailleurs et ses représentations. Les chorégraphies ont été filmées, et les échanges ont été gardés afin de récolter de quoi nourrir le propos du spectacle. Des gens de tous âges et toutes origines se sont prêtés au jeu.  

 Au mois de décembre 2017, les artistes ont été chaleureusement reçus en résidence au Centre des arts de la scène Jean Besré (CASJB), à Sherbrooke. Ils ont pu vivre une expérience qui a relevé à la fois du mentorat, puisqu’ils ont été soutenus par des professionnels, et à la fois de la recherche et création. Ce temps a permis au groupe de consolider les bases de la pièce au niveau technique et dramaturgique.

Cela fait maintenant deux mois que l'équipe est entrée en mode de production intense, en phase finale de préparation. Tous les aspects sont vus et revus : les projections vidéos, l'interprétation des textes et des moments de danse, la musique, la scénographie, les éclairages. Cette collaboration fructueuse voit de plus en plus naître une oeuvre profonde, marquée par des réflexions sur une société qui consomme rapide, jetable et à court terme,  peut-être même jusque dans sa valorisation du voyage. Du théâtre, de la danse, de la vidéo, de la musique. Bienvenue dans le monde d'ASOYE.

Les membres du collectif souhaitent remercier tout spécialement Jean-Maxime Lévesque pour ses apports précieux en début de création et Olivia Giroux pour la conception des éclairages.

 

Au Théâtre du Bic les 2 et 3 mars prochain, à 19h30.

Le fils d’Adrien et sa P.artition B.lanche ; comme une symphonie d’entraide et d’empathie pour 6 corps dansants

Par labaratteculturelle | Le 01/02/2018 | Dans Stéphanie Beaudoin

 

J’écrivais la semaine dernière pour présenter un spectacle qui se voulait une jambette au cynisme ambiant. J’écris cette semaine pour présenter un autre spectacle, qui lui, fait le pari de nous toucher, en nous entraînant dans une réflexion sur l’apaisement, la bonté et le don de soi. Serait-ce une alliance pour apporter lumière en ce début de fin d’hiver ?
 

Le Fils d'Adrien danse : P.artition B.lanche (crédit Harold Rhéaume)crédit photo : Harold Rhéaume


J’en serais surprise, mais il y a certainement là de quoi s’abreuver à des imaginaires « qui font du bien  » , si c’est ce que vous cherchez, bien sûr ! Alors permettez-moi de vous suggérer un p’tit remontant, si besoin il y a, un remède tout indiqué : une bonne dose de corps qui bougent, qui résonnent, qui s’écoutent. Venez donc faire le vide et le plein à la fois, ce vendredi, avec P.artition B.lanche, au Théâtre du Bic !

Dévoiler l'ombre ... et la lumière ?

Par labaratteculturelle | Le 25/01/2018 | Dans Stéphanie Beaudoin

 

C’est peut-être un étrange réflexe que de s’imaginer la face cachée de la Lune comme étant obscure et froide.

Et s'il en était autrement ?

Suffisamment autrement pour nous dépayser, nous faire croire en autre chose, nous éloigner du cynisme ambiant.

 

La face cachée de la Lune |  crédit : Sébastien Raboincrédit photo : Sébastien Raboin

 

D’autres ambiances, il y en aura.  Isabelle Blouin-Gagné, Cylia Themens et Rémy Vaillancourt nous présentent près de 20 tableaux aux couleurs diverses, chacun aux confluents de la poésie, de la musique et du théâtre. À la jonction de leurs trois univers, ils en font naître de nouveaux, jamais encore explorés, tout à découvrir pour la spectatrice ou le spectateur en quête de dévoiler La face cachée de la Lune et autres clairs-obscurs.